Le renard roux

Le Renard roux est la plus grande espèce du genre Vulpes. Toutefois son ossature est remarquable pour sa légèreté comparé à un chien ou un coyote de sa taille. En effet, ses membres pèsent 30% de moins pour une même unité de volume que ceux d’un chien à la taille similaire.

Quelques généralités

Il a un corps allongé avec des membres relativement courts par rapport à sa taille. Sa queue, qui est plus longue que la moitié de sa longueur (70% en général).Elle sert à l’animal de balancier et lui tient chaud quand il dort et qu’il s’en enveloppe. Les pattes avant ont cinq doigts au sol quand les pattes arrière n’en ont que quatre, le cinquième étant situé plus en hauteur.

Son crâne est étroit et allongé avec un museau fin se terminant par une truffe noire. La gorge, le menton et le pourtour de la bouche sont blancs, et on distingue une tache sombre à l’arrière de la truffe, sur le côté du museau. Il a une petite bouche, armée de 42 dents. Ses canines sont longues et pointues et concaves, contrairement à celles du chien.

Sa fourrure lui permet de résister à des températures assez basse (-13° environ). Elle est très longue, dense et duveteuse chez les renards du nord, mais plus courte, clairsemée et grossière chez les renards vivant plus au sud. Les renards vivant en altitude ont également un pelage plus long.

Le comportement social du renard roux

Le renard roux est très territorial, il n’hésites pas à défendre sa zone de confort. Autrement dit, l’aire exploitée par le renard pour subvenir à ses besoins. Cela peut s’étendre à quelques dizaines d’hectares en zone habitée par l’homme, à quelques centaines en zone rurale.

Le renard rouxLe Renard roux adulte semble souvent solitaire (hors période de reproduction) mais il peut parfois vivre en couple voire former des groupes sociaux de quelques individus. Cependant, il continue à chasser seul. tout dépend des ressources à disposition.

Cette espèce marque son territoire et communique avec ses congénères via diverses glandes libérant des substances olfactives. Elles libèrent un mélange de molécules chimiques volatiles comprenant des acides gras, des indoles et des cholestérols qui donnent au renard son odeur forte typique.

Ils communiquent également à l’aide de vocalise. assez large panel de vocalisations, et produisent des sons dans cinq octaves, avec des intermédiaires entre chacun d’eux. Une étude de 2008 a observé douze types de cri chez l’adulte et huit chez le jeune.

L’alimentation du renard roux

Le renard roux a un régime alimentaire omnivore, même s’il fait partie de l’ordre des Carnivores. Il consomme en moyenne l’équivalent de 600 kcal quotidiennement, soit 300 à 600 g de nourriture, mais en période de disette il peut se contenter de 50 kcal journalières.

Sa première source de nourriture est constituée de petits vertébrés, n’excédant pas la taille d’un lapin de garenne. Il a une préférence pour les petits rongeurs comme les campagnols et les souris, mais aussi les écureuils terrestres, les hamsters, les gerbilles, les marmottes, les rats à poche et les souris de chasse. Il évite les musaraignes dont les glandes sébacées produisent une odeur repoussante. Occasionnellement il mange des insectes comme les coléoptères et les sauterelles et d’autres invertébrés comme les lombrics qu’il recueille après la pluie et qui constituent une source de protéines non négligeable.

Le renard rouxLes Renards roux mangent parfois des végétaux, graines, champignons et fruits62 et dans certaines régions ces derniers peuvent même constituer l’intégralité de leur régime en automne. Parmi les fruits qu’ils consomment on compte les myrtilles, les mûres, les framboises, les cerises, les kakis, les pommes, les prunes, les raisins et les glands. Ils mangent aussi occasionnellement de l’herbe et des tubercules. Dans de rares cas, le renard peut s’attaquer à l’homme pour se nourrir mais uniquement en dernier ressort dans le cas de famine.

La reproduction

Le Renard roux atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de dix mois. Les mâles et les femelles sont habituellement monogames. La période de reproduction a principalement lieu entre la mi-janvier et la mi-février. Les couples se forment ainsi au début de l’hiver, alors que mâles et femelles chassent en solitaire le restant de l’année. À cette période, les mâles parcourent de longues distances (jusqu’à 6 km) à la recherche des femelles, qu’ils trouvent grâce à leur cri et aux marques olfactives qu’elles laissent derrière elles.

À l’approche de l’ovulation, le mâle suit la femelle tout au long de la journée. Il attend le moment de l’œstrus, propice à la fécondation et qui dure seulement trois jours. Pendant la période de fécondation, les testicules du mâle voient leur volume multiplié par six. Chez la femelle, ce moment particulier du cycle œstral se traduit par une vulve rose et enflée. Le couple s’accouple généralement plusieurs fois durant la période d’œstrus de la femelle. La copulation est semblable à celle des chiens, et se termine également par un verrouillage du pénis du mâle gorgé de sang dans le vagin de la femelle, qui peut durer jusqu’à 90 minutes.

Lorsque les petits sont nés, la mère reste exclusivement avec eux durant les deux premières semaines. Le mâle se charge exclusivement de chercher de la nourriture. Il n’est toutefois pas toléré dans le terrier durant cette phase et dépose les proies qu’il collecte à l’entrée. près une dizaine de jours, la femelle amaigrie commence à ressortir du terrier, pour aller se désaltérer et reprendre petit à petit la chasse, mais sans laisser ses petits seuls très longtemps.

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